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« Après avoir pris le Métropolitain, dirigez vous vers le 17ème arrondissement. Après être rentré dans le dix-septème arrondissement, recherchez un bâtiment ancien, qui n'a pas été ravalé depuis des années. Après l'avoir trouvé, regardez vos semelles, veillez à ce qu'elles ne soient pas pleines de boue... Rentrez-y, si la concierge vous regarde d'un air assassin et parle dans sa barbe, c'est que le dessous de vos chaussures n'était pas propre. Vous pénétrez ensuite dans la seule et unique cour du bâtiment. Ne vous attardez pas trop sur la structure, ni sur la pauvreté du lieu, malgré les apparences, on y vit très bien. Prenez les escaliers, attention, regardez où vous mettez les pieds, les planches de bois sont très vieilles. Montez jusqu'au douzième étage, où vous trouverez rapidement l'appartement 35. Entrez-y, en vous sentant comme chez vous. L'appartement est normalement en assez bon état. Par contre ne vous en faites pas, si vous entendez un peu trop les voisins, l'isolation est de mauvaise qualité. Vous trouverez d'autres informations pratiques dans la suite du formulaire... »


Naruto déposa ses valises, et regarda autour de lui. Dépité à l'idée de vivre dans un endroit que l'ancien propriétaire qualifiait de « bon à vivre ». Il posa le formulaire sur une table bancale, rongée par les mites, dont le détenteur lui avait fait don. Il examina avec angoisse le plancher laminé, usé avec le temps. Il s'approcha des fenêtres aux jointures moisies par la pluie. Passa sa main sur les carreaux abimés par les diverses tempêtes. Il observa le gris déjà trop monotone à son goût. Il aurait préféré que Paris soit aussi éclatante que lui.


Ici-bas, le bonheur n'a pas de prix, mais on veut de l'or, de la gloire, et faire que quelqu'un nous aime. L'amour c'était peut-être la seule chose à laquelle croyait encore Ino. Habitante du dixième étage, elle rentra encore une fois en trombe, en larmes, suivie de près par son mari. Le discours de celui-ci, n'était qu'insultes et menaces. Elle rentra dans son appartement et ferma la porte au nez de son époux. Il frappa et lui demanda plusieurs fois de la lui ouvrir. Elle se débarrassa de ses Jimmy Choo et rigola amèrement. Elle vivait dans un appartement miteux, des chaussures de luxe aux pieds. Elle l'entendait redevenir diplomate. Elle lui ouvrit la porte. Il la regarda de haut, et passa avec dédain à coté d'elle. De cet homme-là, Ino n'avait gagné que le droit d'avoir une misérable vie baignée de richesse.


L'habitante du cinquième étage, en avait assez de cet appartement. Elle entendait son voisin de palier parler très fort au téléphone alors qu'elle tentait d'écouter un téléfilm. De toute façon, il était vraiment démodé, et il prenait de haut la vieille concierge. En réalité, Hinata Hyûga en avait assez de la grisaille et du mépris de certains personnages. Elle abandonna l'idée d'écouter le téléfilm qu'elle avait trouvé. Elle se mit à sa fitness, pour tenter de garder une ligne qui frisait la limite de ce qu'exige une femme. En plein milieu de sa souffrance, la sonnette rouillée retentit dans tout le deux-pièces. Elle râla et alla ouvrir. Le vendredi après-midi était une vraie galère. Sa mère arriva et l'embrassa, lui rapportait un panier à froufrous rose fuchsia, plein de biscuits qu'elle détestait. Sa vieille mère la sermonnait car elle n'avait reçu que quatre lettres dans la semaine. Ajoutons à sa liste de doléances qu'elle et sa mère écoutait les blagues du voisin d'à côté, qui bassinait d'ailleurs la totalité de l'immeuble. Pour finir cette journée qui avait si bien commencé, Hinata devait se borner à répéter à sa génitrice :

« On ne changera pas le monde, maman, faut vivre avec... »


Au fond de ses draps blanc cassé, Lee rêvait. Surpris de n'avoir aucune idée noire. Comme ça, pour rien, il était content. Ce matin il s'était réveillé dans ses bras. Il était heureux, pourquoi demander plus ? Il attrapa un magazine, et lut l'horoscope. Il se sentait de bonne humeur. Il avait enfin une bonne prévision. Des cris stridents le firent sursauter. Il battit des paupières mais ne vit rien. Il entendit juste une porte claquer, et se rendormit.

De toute façon les filles c'est rien de plus que des pleureuses
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Fatigué de regarder le soleil du Nord en face, Kakashi Hatake s'assit sur les vieilles marches, là, où souvent il réfléchissait, ou parfois se laissait prendre de solitude. C'était peut-être l'ainé de cet immeuble, celui qui avait le plus d'expérience, celui qui hurlait aux gens des grandes maisons de venir vivre à mille au mètre carré. Insatisfait de voir les jeunes se plaindre de ne pas voir la mer à leur pieds. Il lui semblait que la misère serait moins pénible au soleil. Il ne cautionnait pas les mêmes horizons qu'eux. Parce que sa vie était un combat, militant, et leader de ceux qui ne font pas toujours ce que l'on attend d'eux, qui ne disent toujours pas ce que l'on veut entendre d'eux. Malgré des déceptions et les dépressions, et la pression que l'on ressent, malgré la répression, les transformations, le manque de compréhension, tout cela le noyait, et nourrissait son ambition. Il éduquait les jeunes à l'aide de son passé, et de sa ranc½ur intérieure. Entre jeunesse passée et vieillesse présente, il lui fallait deux fois plus de courage, deux fois plus de rage, car il y avait bien plus d'obstacles.

# Posté le mardi 01 septembre 2009 17:08

Modifié le jeudi 03 septembre 2009 13:25

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« Si vous entendez des cris venant de l'étage du dessus ne vous en faites surtout pas. Cela veut dire que Monsieur et Madame Uchiwa se dispute encore, si jamais vous entendez un bruit de verre briser, descendez tout de même pour vérifier s'il ne c'est rien passer de grave, on ne sait jamais... »


Naruto le posa sur la petite table en fer, et s'affala encore plus dans le petit clic-clac, vendu prétendument pour deux personnes. Décidément, celui a qui il avait acheté ce studio était vraiment fou... De là a comparer son voisin de palier a un fou dangereux qui pourrait blesser sa femme... Naruto se leva d'un bond. Il venait d'entendre un bruit, celui d'un verre que l'on casse rageusement contre un mur... ou contre une femme. Il descendit les marches en trombes, et toqua à la porte de ses bruyants voisins. Un homme vint lui ouvrir. Il n'avait pas l'air menaçant, mais il n'avait pas l'air commode pour autant. Il lui demanda d'un ton sec ce qu'il voulait.

- J'ai entendu du bruit, je viens voir ce qui ce passe...

L'homme lui répondit qu'il ne se passait rien du tout, si ce n'est que sa femme et lui avait engagé une conversation privée plus ou moins violente. L'homme lui assura, qu'il n'avait pas touché à un poil de sa femme, il avait juste fait tomber sa bouteille de Martini du piano. Il salua Naruto et referma la porte. Naruto Uzumaki remonta chez lui, et attrapa le formulaire. Les yeux exorbités, il se rendit compte que ce bout de papier lui serait d'une précieuse aide.


Neji Hyuga haïssait ce monde. Il bannissait tout ce qui pouvait être par malchance présent non loin de lui. Il maudissait le plus petit rat de cet immeuble. La seule, et unique personne qu'il tolérait était sa cousine. Eternel amoureux de sa douceur et de sa légèreté de vivre, ce pauvre fou passait son temps à écrire des odes et des ballades pour elle. Rien que pour elle, et son petit c½ur, bien ancré dans sa minuscule poitrine dissimulée par ses miches de rat. Elle représentait en même temps la passion de Vénus et la pureté de la vierge, elle représentait tout ce qu'il rêvait. Elle ressemblait tellement à ses rêves, que cet insignifiant petit humain amoureux avait oublié de vivre. Si Neji avait été un ivrogne, il lui aurait semblé que sa cousine sentait le Rhum trois Rivières.


« Avec Vanish voyez la vie en rose »

- Pff, moi j'en ai une meilleure, avec Sakura voyez la vie en encore plus rose...

C'était le seul rose qu'on lui proposait a se moment. On lui a fait vraiment croire que c'était garantit, oui, garantit le meilleur produit. C'était bien juste pour faire marcher le commerce.
Lui il aimait l'originalité...
Il entendait les voisins, devant leur poste de télévision. Il les imaginait presque devant l'écran bombé, il les visionnait dans sa tête, rigolant, ivre d'images grotesques, et irréelle. Ils se moquaient, de ce qui leur semblait ridicule.
Rock Lee avait besoin d'un gros bol d'air. Il avait envie d'un week-end à la plage. Son Week-end à la plage, avait des airs de fille aux cheveux roses qui venait de claquer la porte.


Dans vos voisins, vos petits voisins chéris, il y en a un bien un qui vous avez envie de frapper. Un qui fait la fête alors qu'il est deux heures du matin. Un qui laisse ses poubelles déborder sur votre paillasson. Un qui vous demande constamment de la farine ou des ½ufs.
Pour Temari No Subaku, ce démon n'était autre que son voisin de pallier, Shikamaru Nara. Paresseux d'origine américo-latine, le soleil avait sans doute tapé trop fort sur sa tête. Mais que veux-tu, certain aiment vivre, même enfermé entre quatre murs. Le colombien s'assit sur son canapé aux couleurs chaudes, et se servit une tasse de thé. Lentement, il la savoura, se rappelant des paysages du pays natal. Il se souvint que la bas, il faisait chaud, il se souvint qu'il buvait du lait de coco, écoutant du zouk à fond, regardant les filles métisses et bronzées. Il se souvint de l'odeur de Colombo, là bas, on coupe la canne pour en prendre le sucre. Cette chaleur, il ne sait pas pourquoi, mais sa le rend inactif. Il veut porter des shorts toute sa vie, prendre des bains de mers avec le ministère. Quitter Paris, ou la fille du quartier pense que pour percer il faut se faire « trouer ».
Mais sa rêverie s'interrompit. La sonnette résonna. Doucement, comme pas temps chaud, il se leva et ouvrit la porte.

- Monsieur Nara, veuillez, reprendre votre chat. Dit sèchement la blonde.

L'homme repris son chat au poil a ras. En la scrutant, il lui sembla que sa jeune voisine avait quelque chose en commun avec la canne à sacre de la plage de Brasilia.


Si Tenten avait quelque chose à détester, il aurait été sans doute que cette chose fut son cousin. Elle était pourtant tout ce qu'un homme pouvait aimer. Soigneuse et naturelle, elle aurait aimé que son précieux Hyuga ne soit pas si fleur bleue. Si l'on avait put attribuer un des sept péchés a Tenten, celui la aurait été l'envie, sans aucun doute. Car Tenten, n'était pas seulement envieuse vis-à-vis d'Hinata Hyuga, mais elle enviait toutes les filles auxquelles elle n'avait aucunes chances. En fait, la seule femme que Tenten aurait pu tolérer chez elle, c'était Temari. Parce que c'était la seule qui lui ressemblait.


Quand un meurtre est commis, il est bien plus facile de trouver le coupable quand le nombre de suspects st limité. Mais il est bien plus compliqué de trouver le suspect quand tous semblent avoir un mobile. Peut-être serais-ce une femme bafouée mais chérie pas son ivrogne de mari ? Ou bien un une femme jalouse de la douceur d'une autre ? Ou peut-être un cousin psychorigide, et mentalement ailleurs ? Peut-être est-ce un vieil homme, caduc, devenue une ruine d'homme ? Avez vous déjà pensé à savoir qui serais la victime, car l'on cherche toujours l'assassin avant de savoir quelle personne était la victime...

- Poussez vous, poussez vous s'il vous plait laisser moi passer ! Cria entre sanglots et folie la jolie blonde à peine réveiller d'un début de nuit.

L'on la laissa passer, en sachant très bien ce qu'il allait s'ensuivre. Elle s'agenouilla près de lui, et pris son corps à peine froid dans les bras.

- Non ! Ne me laisse pas, je t'en prie ! Je t'en prie ! Ne pars pas, je sais j'ai déconné, mais je t'en supplie laisse moi au moins réparer ca. Ne me laisse pas mon amour ! Ne me laisse pas...

Et pour la première fois de leur vie, les habitants de l'immeuble savaient ce qu'ils avaient à faire. La foule se dispersa, et tout le monde rentra chez lui, pendant que la future veuve se laissa consoler en apprenant que la balle qui avait touché son mari, n'avait pas touché de point de vitaux. Et dans le soir noir, chacun se laissa accompagnée par sa plus triste prière. La jeune femme au démon voisin rangeait sa vieille argenterie de mariage en pensant que le temps lui courrait bien vite après. Le vieil homme s'assit comme d'habitude sur ses marches, en réfléchissant sur le fait que malgré son âge, la vie ne lui avait pas encore tout donné. Mais Sakura Haruno, savait qu'il existe des prières pour donner de la force a des voisins qui n'acceptent pas certaines situations dramatiques de la vie.
Mais se soir, elle ne les réciterait pas.

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 13:59